Résidence d'artiste

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L’Atrium de l’École d’art de Sutton

Un espace tout blanc, un plancher chauffant et une verrière ouverte sur le ciel.

Chez-nous, l’artiste en résidence est enveloppé de lumière naturelle, de silence et de quiétude.

Contactez nous pour organiser votre prochaine résidence à : logistique@ecoleartsutton.ca

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École art de Sutton Espace Grande Table

In Situ architecture

Était en résidence d'avril 2023 à mai 2023

HORAIRE POUR VISITER L'EXPOSITION
Les samedis et dimanches de 10h à 15h jusqu'au 3 octobre 2023

in situ atelier d'architecture
Le collectif in situ travaille depuis plus de 25 ans à définir une pratique
architecturale explorant les potentiels des contextes dans son processus de
création où la notion de site est abordée comme une donnée active, de nature
spatiale et temporelle. In situ a développé une expertise particulière dans
l’intégration d'interventions contemporaines dans des contextes bâtis,
paysagers et culturels complexes. Les projets s'inscrivent ainsi dans une
temporalité où, dans un effet de catapulte, le regard sur le passé informe le
présent et les projette vers l’avenir. Cette compréhension permet à l'atelier de
réaliser des projets résiliants aux transformations de nos environnements face à l’évolution rapide de nos sociétés.

La Laiterie - L'exposition
In situ lance la première exposition des Printemps de l'architecture de l'École
d'art de Sutton. Cette exposition est une porte d'entrée vers ce nouveau lieu en
devenir, une infrastructure industrielle abritant une ancienne laiterie qui mute
doucement en infrastructure culturelle régionale dédiée à l'apprentissage et la
diffusion de l'art. In situ retrace les pistes de réflexion développées depuis 2019
durant les quatre années où il a accompagné sa fondatrice dans la
transformation de différents bâtiments de cet ensemble industriel.
Cette exposition, sous la forme d'un grand atelier d'idéation architectural,
présente la démarche de l'atelier, de façon ludique et didactique, pour susciter
l'intérêt des jeunes pour la pensée architecturale et faire comprendre les enjeux
du projet d'architecture : la prise en charge de la mémoire du lieu, du contexte
spatial des différentes échelles auxquelles il s'adresse, de son déploiement
dans le temps et des usages qui changent au fil des saisons. L'atelier souhaite
ainsi ouvrir un dialogue avec les jeunes, les organismes, et la communauté
pour l'imaginer et le faire grandir. Il invite les jeunes à imaginer la suite du
projet, à le construire et à l'intégrer à la maquette, terrain de jeu de l'imaginaire.

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Stéphane Durand

Était en résidence de octobre 2022 à juin 2023

Esthétique, imagination, réflexion
(Art et science : des liens à contempler)

Stéphane Durand a complété des études doctorales et post-doctorales en physique théorique à Montréal et à Paris. Il est professeur de physique au collège Édouard-Montpetit et membre du Centre de recherches mathématiques (CRM) de l'Université de Montréal. Il a publié les livres “Comprendre Einstein en animant soi-même l'espace-temps” et “Les carnets insolites du prof Durand”, ce dernier inspiré de ses 150 chroniques radio aux Années-lumière de Radio-Canada. Il a été récipiendaire de plusieurs prix de vulgarisation.

Sa démarche artistique se décline en cinq points :

  1. Réflexion parallèle sur l'évolution des “sensibilités” en art et en science, c'est-à-dire sur pourquoi et comment des concepts novateurs et révolutionnaires (artistiques et scientifiques) finissent par devenir bien acceptés, et même banals. Autrement dit : montrer comment art et science font évoluer notre sensibilité, c'est-à-dire notre façon de voir et comprendre la réalité; comment ils ébranlent nos certitudes et repoussent les limites de notre imagination. Beaucoup d'oeuvres ont fait scandale avant d'être acceptées, cela est vrai en science et en art.
  2. Développer l'imagination conceptuelle grâce à des procédés multimédias, artistiques et métaphoriques.
  3. Provoquer une réflexion sur le concept de temps et de 4e dimension via des oeuvres importantes de l'histoire de l'art, ainsi que par des installations multimédias interactives.
  4. Faire réfléchir sur la puissance de l'esthétique en science.
  5. Faire ressortir le rôle des contraintes comme catalyseur de la créativité. Cela est vrai en littérature, en poésie, en art visuel, en architecture et en science :

Contrainte et liberté sont des fonctions indissociables de l'œuvre. (…)
La contrainte est ce qui permet la liberté, la liberté est ce qui surgit de la contrainte. »

Georges Perec

Par sa pratique, Stéphane souhaite :

  • Introduire un principe physique dans chaque œuvre d'art.
  • Sensibiliser le public et les jeunes des camps de jour à la science, via des constructions esthétiques, des présentations artistiques, des puzzles scientifiques (dans le domaine de l'architecture), des vélos-machines, etc.
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Jeremy Le Chatelier

Était en résidence de juin à octobre 2022

Jeremy Le Chatelier est un artiste multidisciplinaire québécois mariant
la peinture, la photographie et la sculpture autant de fois
qu’opportunités et inspirations se rencontrent. L’expérimentation,
l’abstraction et la récupération sont au cœur de sa pratique, façonnant
ainsi une œuvre épurée, tactile et tangible. Sa fascination pour la
liberté de création chez l’enfant le ramène souvent à un coup de pinceau honnête et spontané. Diplômé en design, les aspects de composition et de forme jouent un rôle important dans sa création.

Les œuvres de cette exposition sont le résultat de trois ans de travail
donnant naissance à une série intitulée Sienna. Une douzaine de tableaux et plus d’une vingtaine de sculptures forment cet ensemble. La réalisation de ces œuvres est entièrement faite à la main, majoritairement de matériaux trouvés et rescapés provenant de déchèteries, chantiers et autres.

Au-delà de chaque œuvre, cette exposition cherche à mettre de l’avant la relation spatiale entre mes créations et le canvas architectural de l’École d’art de Sutton.

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Maxime Brouillet

Était en résidence de mai à septembre 2021

Reconnu pour son regard sensible qu’il porte sur les projets d’architecture, Maxime Brouillet a démarré sa pratique de photographe en architecture en 2013. Mettant l’accent sur le détail du construit, son travail a été primé à plusieurs reprises depuis le début de sa carrière. Au delà de la photographie, Maxime valorise l'expérience de l'espace et une collaboration artistique entre les concepteurs et le photographe.

Résurgence - L'exposition
Au fig. Fait de réapparaître, de ressurgir. Si la photographie (d'architecture) est un dispositif de cadrage d'espaces et de bâtiments sortis de leur contexte réel, pourquoi à sa lecture nous lui prêtons une valeur de documentation objective? Comment ce sceau invisible de vérité se retrouve apposé? Le photographe a scruté ses archives pour trouver les exclusions d'éléments visuels ou leurs remplacements. En retirant les éléments visuels qui constituaient l'image finale, l'image diffusée, l'image consommée, il tente de démontrer que la photographie d'architecture fait partie du domaine des arts visuels, une fabrication de l'image.

Quels sont les standards de représentation architecturale qui ont justifié les décisions de retirer ou de modifier ces éléments visuels? Ces choix sont d'origines multiples: photographe, architecte, utilisateur, propriétaire et diffuseur. Ils mettent en évidence la nature symbiotique de la photographie d'architecture. Ces retournements sont une invitation à la multiplication des lectures pour comprendre le jeu des signes. L'image devient un jeu de spéculations sur l'espace d'origine, ce qui a été masqué, ou par quoi a été remplacé un élément révélé, c'est un jeu de construction de la réalité. Rendre lisible ce qui est invisible dans l'image finale de diffusion.

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Rebecca Brilvicas-Pinsonnault

Était en résidence de mai à septembre 2020

Bachelière en Arts visuels et médiatiques à l’Université du Québec à Montréal (2015), Rébecca Brilvicas-Pinsonnault est une artiste émergente en art visuel. Née à Cowansville, elle est naturellement attirée dès l'enfance par l’art et la création, à laquelle s’ajoute très vite une passion du voyage et des saveurs. Pour assouvir ses désirs de bourlinguer et pour payer ses études en art, la jeune femme débute une carrière de reforestation en Colombie-Britannique. Huit années d’apprentissages, de voyages, de plantation d’arbres et d’expériences enrichissantes plus tard, elle entreprend l’année 2020 comme tremplin pour sa carrière artistique.

Après une session de cours d'initiation à la langue japonaise, elle entame un mois en résidence artistique au Japon. Elle se laisse inspirer par le pays qui l’a longtemps fait rêver. À son retour de voyage, elle a la chance de pouvoir travailler à une vision qui lui tient à coeur, celle d'une école d’art unique à Sutton.

 

Expo Shizen O Toshite - Through Nature / À Travers La Nature - L'exposition

L'univers du wabi-sabi (侘寂), une perspective japonaise sur l'existence qui transcende toutes les matières et se manifeste dans le temps. On peut définir cette esthétique comme un amour de l'impermanence ou de tout ce qui est ancien. C'est la sagesse des êtres qui ont traversé les épreuves, c'est aussi la beauté des choses dites déchues ou considérées comme incomplètes, imparfaites. Nous pouvons apprendre à chérir les cassures et nos cicatrices pour y puiser unevérité et une authenticité formidable.

En ces temps de réflexion sur l'urgence de vivre à travers nos modes de consommation, il est bon d'oser rester tranquille (en soi) pour contempler (son monde). Entrez dans l’espace afin de suivre les traces dans lesquelles le corps se révèle sans y être resté physiquement. On voit que l'artiste a fait l'exercice de se délester de tout repère figuratif pour offrir son être au dessein de la nature qui l'habite. Ses dessins expriment ainsi l'unicité de sa personne et c'est précisément dans cette expression propre à chacun que se manifeste une puissance individuelle fondamentale à transmettre aux enfants. Le simple fait d'exister nous oblige à composer avec les imprévus, les hasards et les coïncidences. Lors de sessions méditatives qui sont autant de préludes à sa création, Rébecca trouve la concentration nécessaire pour fixer ses élans sur papier.

Abstraction mentale ou langage corporel ? Cette lucidité énigmatique est un rendu pictural qui n’est possible qu'à travers le geste créateur. Elle résulte de la force tranquille d'une intelligence végétale et minérale qui donne accès, si on le veut bien, à la voie que nous dessinent les mouvements intérieurs.

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